Heinrich Koberle | Histoires de Patients | Hollister CA

Histoires de triomphe et inspiration

Le service des soins d’incontinence de Hollister s’engage auprès des individus pour leur donner les moyens de vivre leur vie. Cela commence par des travaux de recherche et développement orientés vers les utilisateurs, combinés à une tradition d’avancées techniques de longue date et de professionnels dévoués qui sont conscients de l’importance des produits de santé de haute qualité dans le combat pour reprendre et maintenir une vie autonome. Les témoignages qui suivent sont ceux de membres de la communauté des soins d’incontinence de Hollister (utilisateurs de nos produits, soignants ou cliniciens) qui ont pris un engagement pour la vie. Ces histoires à dimension humaine illustrent notre principale ligne de conduite : l’individu avant tout.

Heinrich Köberle, Allemagne

Certaines personnes vivent à la montagne toute leur vie. Ils s’occupent de la ferme, des troupeaux, et entretiennent la maison. Ces personnes vivent souvent de façon solitaire : même la vie de leurs conjoints pourrait être décrite de cette manière. Peut-être est-ce l’habituel silence assourdissant qui règne au-dessus de la cime des arbres, où les échos se réverbèrent sur des kilomètres et des kilomètres, et où les éléments battus par le vent soupirent des élégies. À la montagne, la solitude est une magnifique chanson.

Heinrich fut élevé à Obermaiselstein, près d’Oberstdorf en Allemagne. Sa montagne (ceux qui y vivent en prennent possession) s’élève à plus de 1 700 mètres au-dessus du niveau de la mer. Il connaissait cette montagne aussi bien que n’importe quel berger errant. Comme son père et son grand-père l’ont fait avant, son frère entretient la ferme familiale, — désormais convertie en maison d’hôte pour les voyageurs.

1969. Henrich, comme tout homme de son époque, est obligé de s’engager dans les forces armées allemandes. Tout montagnard loyal et agile qu’il est, Heinrich est affecté à la Gebirgsjäger à Mittenwald, une troupe d’infanteries de montagne composée de 15 soldats d’élite spécialisés dans l’escalade et le ski. Là, il apprend la valeur du travail d’équipe et la discipline : — des valeurs sur lesquelles reposera désormais sa vie.

La chance provient de la malchance (à condition que l’on considère la vie de cette façon; tout le monde ne le fait pas). “Nous avons tous besoin de chance,” affirme Heinrich, dont les yeux d’un bleu clair brillent tel un ruisseau de montagne au soleil. “Il est très difficile de vivre sa vie sans elle.” Gudrun est la chance d’Heinrich personnifiée, et vice-versa. Ils se sont rencontrés dans un pub local. Il était assis à une table pendant qu’elle revenait du terrain de handball et était venue boire un verre avec ses amis. Ils n’ont pas mis beaucoup de temps à converser l’un avec l’autre, en ce soir de 1971 : le destin avait trouvé son chemin.

Deux ans auparavant, aux premières heures d’un doux matin de mai, Heinrich circule à travers une épaisse forêt d’arbres élagués, sur une petite route de campagne. Ses phares pénètrent la profondeur obscure de la forêt. Le moteur quatre cylindres vrombit et les pneus crissent. Il accélère. Un virage serré. Sa mère ne s’en remettra pas. Elle prie pour un miracle, comme s’il n’était plus entier. Elle se rend en pèlerinage à Lourdes. Se rend encore et toujours à Altötting, en Bavière, afin d’implorer la Vierge noire. Aidez mon fils, supplie-t-elle, soignez-le.

Heinrich perd le contrôle, la voiture glisse dans le virage et se retourne, laissant Heinrich mutilé sur le bord de la route, conscient, mais immobile. Il s’est cassé le cou. Il est complètement paralysé. Il ne ressent rien. Il sait qu’il ne ressentira plus jamais rien de sa vie; la sensation du sable venant glisser entre ses orteils, ou encore la douce fraîcheur d’un volant en bakélite dans ses mains... Rien, sauf la brise qui vient caresser son visage contusionné, ou le profond sentiment d’appartenir au domaine du cœur humain. Le soleil est bas dans le ciel, la route est calme, le silence l’entoure. Heinrich sait que le sort, rapide et impitoyable, vient de changer sa vie pour toujours. Il sait également qu’il continuera de vivre.

“L’important dans la vie, c’est ce que l’on en fait.”

Il doit dire adieu à sa montagne. Il n’y aura plus d’escalade, plus de randonnées, plus de ski. Ce qu’il ne peut pas encore voir, pour l’instant, c’est que les altitudes qu’il a connues deviendront des hauteurs d’un tout autre ordre. Des hauteurs morales. Des hauteurs spirituelles. Des hauteurs d’exploits athlétiques. Le paroxysme de l’amour.

Après des années de prières continuelles, la mère d’Heinrich reconnaît le miracle qu’a reconnu Heinrich cet après-midi fatidique. Son fils n’avait pas seulement survécu, ni même vaincu le sort (les docteurs avaient prédit qu’Heinrich vivrait encore cinq ans, dix tout au plus) : il s’était épanoui. Et il s’épanouit encore.

1984, Stoke Mandeville, Royaume-Uni. C’est la première fois qu’un marathon masculin 1A pour athlètes en fauteuil roulant se déroule pendant les Jeux paralympiques (1A est la catégorie réunissant les athlètes les plus handicapés comme Heinrich, qui est tétraplégique de niveau C5/6). Heinrich était le seul à terminer, et a gagné la première de ses quatre médailles d’or consécutives aux Jeux paralympiques : Stoke Mandeville 1984, Séoul 1988, Barcelone 1992, et Atlanta 1996. Son dernier marathon paralympique en fauteuil roulant s’est déroulé à Sydney en 2000; il y a remporté l’argent. En tout, Heinrich a participé à plus de 160 marathons et courses de routes à travers le monde. Il a établi son meilleur temps au marathon de Berlin en 1995 : un record mondial de 2 h 23 min et 8 s pour cette catégorie.

Heinrich et Gudrun : — partenaires à vie, compagnons, amants, âmes sœurs et amis. Ils reconnaissent volontiers qu’ils sont chanceux et partagent la même philosophie de la vie.

“Soyez le changement que vous attendez.”

Au nom de la German Wheelchair Sports Federation (Fédération de Sports en fauteuils roulants d’Allemagne), Heinrich et Gudrun travaillent avec de jeunes athlètes en fauteuil roulant et les entraînent, leur inculquant des qualités telles que la responsabilité, la détermination, le talent, le courage et l’endurance. Ils enseignent ces mêmes qualités pendant des ateliers sportifs, surtout (mais pas exclusivement) conçus pour des personnes qui ne se déplacent que depuis récemment en fauteuil roulant. Ils pensent que l’athlétisme dépasse la notion même de victoire. “Les médailles ne brillent pas éternellement. Les affinités, l’amitié et le fait d’inspirer les autres afin de révéler ce qu’ils ont de meilleur au fond du cœur : ce sont ces choses-là qui comptent, et qui durent.” Ils parcourent le monde tous les deux et rendent visite aux nombreux amis qu’ils ont rencontrés pendant leurs 39 années d’amour. Heinrich entraîne et motive pendant que Gudrun gère les détails liés à ces activités. “Je ne suis pas un entraîneur,” nous affirme Heinrich avec cette modestie qui lui est propre, “je partage mon expérience, des vestiaires jusqu’à la piste.”

“L’on dit que la fierté des montagnards est inébranlable. C’est une fierté digne, débordante d’humilité. La montagne peut reprendre ses droits, à tout moment.”

De l’humilité à l’espoir, il n’y a qu’un pas. De toutes les choses qu’Heinrich et Gudrun ont apportées aux personnes avec qui ils travaillent et interagissent, l’espoir est la plus précieuse, car l’espoir engendre les possibilités. “Die Hoffnung stirbt zuletzt.” L’espoir jamais ne meurt. Cependant, nous devons quelquefois nous rappeler son potentiel de guérison.

“La récompense, c’est de savoir que la possibilité, c’est vous. Vous seul pourrez réussir. Travaillez dur : les récompenses suivront.”


Image de Heinrich Koberle, Allemagne, qui partage son témoignage en soins d’incontinence Image de Heinrich Koberle, Allemagne, qui partage son témoignage en soins d’incontinence Image de Heinrich Koberle, Allemagne, qui partage son témoignage en soins d’incontinence